Groupe du mois

  • The One Night Band

    Mois:
    Octobre 2008
    Entrevue avec:
    Alex Giguère
    Par:
    Patrick Labbé et David Ouellet

Début d'entrevue formel à souhait oblige, dites nous à qui nous avons l'honneur et en quoi consiste votre rôle au sein du band?

Alex Giguère, guitariste et chanteur

Selon la bio disponible sur le site de Stomp Records, votre histoire a commencé alors que vous n'étiez supposés vous produire sur scène qu'une seule fois. Peux-tu nous expliquer comment, trois ans plus tard (2006), vous vous êtes retrouvés sous contrat avec Stomp Records et que maintenant, ayant plusieurs spectacles à votre agenda, vous nous arrivez avec un deuxième album intitulé ''Hit and Run'' qui paraîtra le 7 octobre prochain?

Bonne question…umm…je dirais tout simplement que lorsqu’on fait quelque chose qu’on aime et qui nous tient à cœur, on ne sait jamais où ça peut nous mener. On a formé un band pour le fun, pour le plaisir de jouer ensemble et après ce fameux concert (celui qui était supposé être le seul!), on a continué à jouer ensemble sans trop se poser de questions. Les offres de shows ont continué à entrer et de fil en aiguille, on s’est retrouvé à faire des petites tournées par-ci par-là. C’est alors qu’on s’est mis à composer nos propres chansons et deux EPs (Session A en 2003 et Session B en 2004) en ont découlé.

Lorsqu’on a commencé à travailler sur le premier album (Way Back Home), on a pris le band un peu au sérieux. On s’est entouré des bonnes personnes et un coup l’album fini, on l’a envoyé à Stomp. Matt et Mike ont vraiment trippé sur le son du groupe et étant donné que nous étions prêts à tout pour le promouvoir, j’imagine qu’ils se sont dits qu’ils n’avaient pas grand-chose à perdre en nous signant!

Way Back Home nous a permis de mettre notre pied sur la map et de nous faire connaître un peu partout au Canada et aux États-Unis. On n’a rien eu de tout cru dans le bec et tous les succès qu’on a obtenu (aussi petits soient-ils) ont été grâce aux efforts que nous avons mis dans le projet. Le nouvel album (Hit & Run) est donc la suite logique des choses et on en est vraiment très fiers.

Parle-nous de l'expérience qu'a pu vous procurer l'enregistrement de ''Hit and run'' avec Brian Dixon; ce n'est pas tous les jours qu'un band de Montréal fait descendre un producteur de Los Angeles pour faire l'enregistrement de son album! Comment s'est passé tout cela ?

On a rencontré Brian en 2006 alors qu’on faisait un show à L.A. La scène ska de L.A. est une des scènes les plus fortes que je connaisse et beaucoup de monde se déplace pour aller voir les shows. Brian Dixon était là ce soir-là et on a eu la chance de jaser un peu après le spectacle. Quelques mois plus tard, on s’est fait proposer quelques shows avec The Aggrolites et je dirais que c’est lors de ces shows-là qu’on a vraiment appris à le connaître. C’est d’ailleurs à ce moment qu’on a appris que Brian était ingénieur de son et qu’il était le maitre d’œuvre des 3 albums des Aggros!

Le son des Aggrolites a toujours été un son qui nous faisait tripper et Brian aimait bien notre band alors lorsque le temps est venu d’embaucher un réalisateur pour Hit & Run, le choix nous apparaissait logique et Brian a accepté!

L’enregistrement de l’album a super bien été car nous partagions la même vision de comment enregistrer un album. 90% de l’album a été enregistré live avec tout le band dans la même pièce et on a enregistré 22 chansons en 9 jours. On n’a pas eu la chance de polir l’album et c’est tant mieux! On a misé sur la spontanéité, l’énergie et Brian a su comprendre ce que nous voulions en tant que groupe.

Et qu'est-ce qui selon toi, différencie cet album du précédent?

La première chose qui saute aux yeux est le fait que je suis maintenant le seul chanteur du groupe alors que sur Way Back Home, Jacinthe et moi se partagions le micro. De plus, Hit & Run est beaucoup plus cru que le précédent et met l’orgue à l’avant-plan au lieu des cuivres. Tout ça est dû au fait qu’on a eu beaucoup de changement de personnel au sein de la section de cuivres. Pour ceux qui connaissent le ONB, je dirais que le nouvel album ressemble plus à ce que le groupe donne en concert. Plus rapide, plus énergique et moins pop, Hit & Run a été conçu pour être joué live.

Vous dites ajouter votre touche aux classiques reggae jamaïcains. Comment décrirais-tu cette nuance? D'où vient-elle et quelles sont vos diverses influences?

Je dirais que cette phrase de notre bio s’applique de moins en moins à nous! Au début du band, on prenait plaisir à reprendre des standards ska et reggae et à les réarranger à notre façon. Ce processus nous a aidé à forger notre son et à décider de la direction artistique du ONB. Malgré le fait qu’on aime toujours jouer quelques ‘’covers’’ par-ci par-là, je dirais qu’on prend maintenant plaisir à jouer nos propres chansons. C’est vraiment plus valorisant de la sorte.

Maintenant, une question typiquement lié à notre problème d'identité québécoise... Pourquoi avoir abandonné les textes francophones dans les chansons de votre nouvel opus?

Honnêtement, on n’a pas intentionnellement choisi de couper le français. Pour Hit & Run, on a choisi les meilleures tounes possibles sans tenir compte de la langue. On avait 2-3 tounes en français mais on trouvait que d’autres tounes étaient tout simplement meilleures dans l’ensemble. Dans l’optique de faire le meilleur album possible, c’était le bon choix à faire pour nous.

De Facebook à Myspace, en passant par un blog, vous semblez très près de votre auditoire en racontant vos épopées, vos ''roadtrips'' ou encore votre dernier ''show'' sur ces multiples pages web. Cette ''proximité'' avec vos fans se fait elle ressentir lorsque vous les rencontrer après un spectacle ou encore lors d'une soirée?

C’est certain. La scène ska est très petite et je pense que tout le monde dans cette scène aime la proximité bands-fans. Les big shots ne font pas long feu, ça c’est sûr! Pour nous, les blogs et tout ces trucs-là ne sont que des moyens pour tenir nos fans informés de ce qu’on fait, vit et pense. On est toujours aussi surpris de voir à quel point le monde y porte attention!

Vous qui avez tourné à quelques reprises au Canada et aux États-Unis, quelle a été l'expérience la plus traumatisante que vous ayez eu à vivre sur la route?

Sans aucun doute, ça a été lorsqu’on s’est fait volé nos bagages à Victoria, BC. On était sur la route depuis 2 mois et pendant qu’on était sur scène, des individus ont défoncé notre van, brisé les vitres et pris tous nos bagages. On s’est retrouvé avec plus rien à quelques 3000km de la maison et 1 mois de tournée à faire encore. Ça a vraiment été un dur moment à passer mais bon…on a passé au travers! Ce sont des choses qui arrivent et ça fait parti des risques du métier.

De l'autre côté de la médaille, comment se décrirait une tournée de rêve selon le One Night Band?

C’est sûr que lorsque les shows sont bons, tout va toujours mieux pour tout le monde! On n’a pas vraiment d’endroit préféré ou de groupe avec qui on voudrait absolument tourner. Une tournée de rêve serait donc une tournée où tout va bien : des bons shows, pas de bris mécaniques, pas d’imprévus trop graves, pas d’annulation de concerts, etc. C’est un scénario idéal mais bon…tu parlais d’une tournée de rêve alors on peut bien se permettre de rêver!

Crois-tu que, sans l'arrivée de Stomp Records dans votre vie, vous auriez pu accomplir toutes ces tournées et acquérir la crédibilité que vous possédez aujourd'hui?

Une chose que j’aimerais que les gens sache à notre sujet. Depuis le début du band, c’est nous qui avons payé pour enregistrer les albums, c’est nous qui avons booké nos propres tournées et tous les contacts qu’on s’est fait, c’est grâce aux efforts et sacrifices qu’on a mis dans le band. On n’a pas eu de cadeau de personne! C’est sûr que Stomp nous a donné un coup de main et le fait d’être sur un label de renommée nous aide à nous faire connaître mais je crois sincèrement que notre crédibilité a été gagné à la sueur de notre front et on en est très fiers. J’encourage tous le bands qui croient en leur musique de faire pareil. Il n’y a pas de recette miracle et une compagnie de disques est juste un ingrédient parmi tant d’autres menant au succès du band.

En terminant, quelles sont vos attentes suite à la sortie de « Hit and Run »?

On n’a pas vraiment d’attentes. On a fait le meilleur album qu’on pouvait faire et j’espère que les gens vont l’aimer. Si on peut continuer à tourner et jouer devant du monde qui trippe sur ce qu’on fait soir après soir, on va être le band le plus heureux! En novembre, on s’envolera pour l’Europe pour la première fois alors c’est sûr qu’on espère que la réception du monde là-bas va être bonne mais en même temps, on est juste contents de voyager avec notre musique. Les choses vont bien et elles vont continuer à bien aller si on continue à travailler fort sur le band.

LE mot de la fin (un seul et « merci » n'est pas accepté!)?

Reggae

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